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Shadows (chapitre 8 à 9)

  • Par Lame37
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Chapitre 8 : Chasse aux monstres


« Être un descendant qu'est-ce que ça change ? Ce sont nos actes qui nous définissent avant tout et non d'où l'on vient. On est peut-être des enfant de, mais notre destin n'est pas écrit d'avance. Libre à nous de choisir notre voie et aux autres de décider comment ils nous voient. »


Un éclat, le soleil se reflète sur une flaque d'eau. Un coup de lame tranchant et un corps blanchâtre s'envole. Une cavalcade suivie d'un court arrêt. Il y a un enchaînement au sabre et trois autres créatures tombent au sol. L'astre lumineux éclaire la pleine qui devient peu à peu rougeâtre à mesure que des bêtes sans âmes s'écroulent. Un homme en habit blanc et noir décrit à nouveau un arc de cercle avec sa lame. Il fauche ses adversaires avec une facilité déconcertante. Ils sont nombreux et quand l'un d'eux ne bouge plus d'autres rappliquent.

Le vent souffle, le guerrier continue sa manœuvre. À son cou, une écharpe rouge flotte soulevée par la brise. Et un bout d'étoffe noir protège le bas de son visage de la terre qui vole. Un soupir et une estocade, une tête décharnée décolle. Son propriétaire avait des yeux noirs sans pupilles et une apparence hideuse. La peau blanche et une colonne vertébrale en excroissance, ces monstres ne sont plus ce qu'ils étaient dans leur ancienne vie. Ils ont été victimes et ont été contaminés. La seule solution est de les éliminer.

Le sabreur esquive, frappe à tout-va. Sa tunique blanche se tache un peu, sa vitesse de mouvement terrasse tout sur son passage. L'humain a les cheveux châtains en bataille et une unique pièce d'armure grise et sombre à son bras gauche. De ses yeux marron, il contemple la scène macabre, il ne ressent aucune pitié ou mépris. Il est déterminé, jeune et des ombres dansent dans son sillage. Le massacre recommence sans fin, les ennemis revient toujours en surnombre.

Le jeune inspire, il va être encerclé. Un être zombifié se jette sur lui, mais percute une sorte de rempart invisible. Néanmoins, la bête est parvenue à agripper le bout d’étoffe noir. De vieilles cicatrices sont alors visibles sur le bas du visage du sabreur. Le soleil brille toujours et se reflète sur la lame. D'une main, une poussée dans l'espace devant lui. Le combattant envoie valser l'imprudent dont les crocs et les griffes étincellent. Au prix d'un grognement, dans un effort surhumain, le maître d'armes se mord intérieurement la joue. Aux êtres autour de lui, il fait subir le même sort que leur camarade. L'onde de choc est gigantesque et des ombres engloutissement quelques monstres.

Le seul humain expire bruyamment, il est essoufflé. Il détache son armure et son cache-col, il les pose à terre et fonce vers les ennemis dispersés. Des gros se détachent de la cohue et des créatures s’agglutinent entre elles. Le noble purificateur sent qu'il perd de plus en plus l'avantage. Sa course est rapide et ses frappes de lame mortelles. Cependant, le nombre d'ennemis ne cesse de croître. Et aussi puissant soit-il, tout individus a ses limites. Il peut presque les palper. 

L'astre brûlant et lumineux se fait davantage intense. Des monstres partent se cacher, la lumière trop vive paraît les incommoder. À bout de forces, l'escrimeur décapite un dernier adversaire et les regarde s'enfuir. La terre tremble, tout redevient calme et la vie reprend son court. Il s'en est fallu de peu, si l'immense étoile n'avait pas reflété une ultime fois sur une surface très brillante, s'en était finit du mercenaire. Une structure mystérieuse et colossale étincelle à l'horizon. Et sous la lueur providentielle, le jeune garçon jette un dernier regard. Le vent souffle de plus belle, l'homme récupère ses affaires et part en direction du soleil, vers un amas cristallisé. Qui sait ce que lui réserve l'étrange sauveur ?


*


Sur une colline prône un regroupement d'éclat lumineux. Il est très bleuté et deux silhouettes se dessinent à l'intérieur. Gorguif, Orc gris colossal à la hache se tient debout. Il vérifie sa structure d'un œil expert. Tandis que Gil, humain épéiste en armure se met en tailleur. Il doit méditer, utiliser trop son pouvoir de lumière abîme sa santé. Le guerrier costaud semble circonspect, il ne perçoit pas de défaut, mais une légère perturbation se fait sentir. L'homme doit se ménager et s'oriente donc vers la clairvoyance et le calme.

Par moment, Gorguif pose des questions sur le sabreur qu'ils ont un peu sauvé sans vraiment intervenir. Ou encore sur le fait s’ils bénéficieront d'alliés ou non. Entre deux soupirs, Gil répond que l'autre humain attirait la matriarche des créatures blanches. Mais s’ils étaient venus d'eux-mêmes, toute l'armé leur serait tombé dessus. 

De plus, lui-même n’est pas tout à fait guéris pour entreprendre un gros combat. Il est vrai, qu'ils manquent d'effectif, néanmoins quelqu'un ne devrait pas tarder à arriver. La situation n'est pas anodine, ce serait étonnant que le responsable les laisses gérer l'affaire seuls.

Sur ces mots, un portail crépite et s'ouvre face à eux. Il a une longue émanation suivi de trois bruits courts. Le maître d'arme reconnaît le signalement entre mille. Il s’agit du tunnel dimensionnel du Comète. Autrement dit, Zac un chasseur d'artefact leur envoi un soutien. Sur-ce Gil replonge dans son voyage mental pour chercher un certain Asdol, désigné gardien de puissance et loup du savoir spirituel. Gorguif ne comprend pas un traître mot, mais tant pis. Il se reporte sur le passage qui se fait de plus en plus clair.

Un individus avance et dans la luminosité se fait mieux voir. C'est un lion anthropomorphe, il est grand, bien bâtie, le pelage fauve. Il porte un simple pagne et un fourreau en peau avec en plus une épée courte. Son corps est strié de diverses cicatrices et un de ses yeux demeure blanc. Il tient un étrange petit globe doré dans sa paume. Il se présente rapidement à Gorguif. Il s'appelle Léyok et vient de la part de Zac. Ils ont cru comprendre que le Korac pouvait neutraliser des effets néfastes et indésirables. En échange Léo propose son aide en plus d'un certain sabreur du nom de Oskan qui ne devrait pas tarder à arriver. D'une oreille attentive l'Orc écoute les propos et sans se faire prier recouvre l'objet montré de matière cristalline. Ainsi la perle ne fera plus effet sur d'autres énergie et elle repars vers le Comète, tandis que le lion sort du périmètre de téléportation.

Gil médite toujours dans son coin, mais il sait que des renforts sont venues et qu'ils ont alors une chance de tenir plus longtemps. L'animal une fois calmé se montre plus posé et enclin à la discussion. Il fallait excuser sa visite impromptue car le signal dimensionnel n'était pas stable, la sphère dégageait en effet une contre-énergie qui perturbait le passage. Gorguif comprend bien la situation et accepte cette alliance fortuite. Cependant, tout cela confirme que rien n'est dû au hasard. Quelqu'un les réunit bien, mais le but reste un mystère...


Tandis qu'Oskan rejoint le petit groupe, on apprend que Tenjie, la compagne de Zac un pilote et lui-même ont mis la mains sur une source d'information un peu spéciale, mais très utile. Un individus uniquement composé d'os, s'est introduit dans le Comète, leur vaisseau. Il a donné la sphère et s'est laissé absorber par le grand et mystérieux anneaux de Zac. Après quoi, Léo qui avait découvert une partie de ses origines et son nom de naissance est parti sur Zedzone pour faire envelopper le précieux globe dans du Korac. Léyok a décidé de participer au raid contre les créatures. Dans l'espace, le trio formé par le sac d'os et les deux humains vont de leur côté mener l'enquête sur ce qu'il se passe.

A son arrivé Oskan découvre sans trop de surprise le lion discutant avec un colosse. Près d'eux, en tailleur, un gars en armure leur prête peu attention. Le sabreur se joint au dialogue. Il souligne le fait qu'un Fauvar récemment désigné comme gardien fut téléporté en même temps que lui hors du Comète. Néanmoins, la destination restait en suspend pour chacun. Le mot gardien éveille un nouvel intérêt de la part de Gorguif. Il révèle que Gil, l'homme en armure, est justement en train de tenter de communiquer avec l'un d'entre eux. Il n'est donc pas impossible que le félin en question soit au même endroit. Le fourreau de Léyok intrigue aussi l'Orc qui reconnaît sans mal qu'il s'agit d'une peau de Fauvar. Léo confirme en indiquant que c'est du Fauvar maudit. Fland, le fauve gardien le lui a offert en trophée pour sa valeur et pour lui avoir évité de tuer un congénère...


Gorguif et Gil ont fait fuir les créatures attaquant Oskan, mais ne sont pas intervenus physiquement pour ne pas en ameuter davantage. De plus, Gil doit encore se ménager, il n'est pas complètement remis. Être un hybridien comporte quelques inconvénients, il faut notamment vivre avec une cohabitation de deux pouvoirs. Ainsi, il peut manipuler la lumière et le reste de ses capacités est lié à son don de demi-Forcékien. Il s'agit de deux capacités complémentaires et différentes. L'univers entier dans son immensité est régi par deux notions bien distinctes, le sombre et la clarté. Le sang mêlé est un possesseur à part entière de la clarté. Tandis qu'Oskan, l'autre sabreur avec ses ombres et ses attaques de d'ondes chocs est plutôt dans un cas spécifique. En effet, c'est un hybridien d'opposition. De retour de sa méditation, Gil révèle qu'il a pu contacter Asdol. Celui-ci avec un certain Fland viendra les épaulés. Mais avant ils doivent régler leur différend et éclaircir quelques détails. Gil est peu étonné de voir qu'une nouvelle équipe s'est formée en son absence pour faire face à une vague de monstres en approche. Léo/Léyok profite qu'ils soit tous en cercle pour frapper le sol. Une émanation recouvre alors chaque individus allié. Ils sont désormais en pleine possession de leur moyen. C'est un certain Jim a donné cela au lion en le heurtant pendant la téléportation. Au loin des ombres se font faiblement visibles. Une nouvelle menace pointe à l’horizon…


*


La pénombre pèse, un être avance uniquement guidé par ses yeux de nyctalopes. On dirait un labyrinthe devant lui. Tout n'est qu'enchaînement de murs et de rochers. L’individu érafle la roche avec ses griffes. Il grogne, il a beau peser le pour et le contre, il a du mal à croire que c'était la bonne solution. Un chemin lumineux s'ouvre face à lui alors que le reste du décor baigne dans les ténèbres. Un halo bleuté entoure le félidé qui avance prudemment. L'incertitude l'habite. Il apparaît dans la lumière, anthropomorphe et vêtu d'un kimono bleu et noir. Il est grand et assez musclé avec une tête semblable à celle d'un tigre et des mitaines sombres. Ses yeux brillent d'un éclat sans pareille. 

Il respire et hésite encore. Doit-il continuer ou tenter de rebrousser chemin. Mais pour finalement aller où ? Devant s'ouvre l'espoir d'un grand combat et derrière se trouve l'incertitude et le doute. Ses griffes et ses crocs sont sortis et son pelage marron est agité par un vent venant de nul part. Cela ne dit rien qui vaille. Il grogne encore, écarte les bras et claque d'un mouvement. Ses paumes se heurtent entre elles avec une violence palpable. Le halo s'étend et intensifie, bandant davantage les muscles de l'animal. Il souffle fort, la réflexion et l'hésitation ne sont plus de mise. Il a fait son choix. L'inconvénient de la situation : il ne sait pas contre quoi il se bat. L'avantage : il pense avoir trouvé le combat qu'il cherche depuis un moment.

Il n'est pas très fier même s'il a l'air décidé, l'incertitude le guette. Et s'il s'était trompé et si on se jouait de lui. Soudain, un hurlement retentit, en toute réponse le fauve rugi et étira ses membres. Il sentait que ça arrivait. Quelqu'un approchait, menace ou bienfaiteur. Peu lui importait, cette personne devait avoir des réponses. Sinon, notre jeune ami ne serait pas en ces lieux étranges. Le décor change tout d'un coup, ce n'est plus de la lumière éblouissante et peu ordinaire, mais une végétation foisonnante. Voilà un curieux endroit réagissant aux sentiments des gens le traverse.

Deux pupilles jaunes percent un épais brouillard, alors que le félidé découvre son nouvel environnement. Des arbres sans feuilles, une nature paisible et un vent un brin perturbé. L'autre paraît alors, la terre s’effrite. Le griffus au halo recule un peu, il est perplexe. Un anthropomorphe gris et canidé se dresse dans la clairière. Le souffle s'est arrêté, le loup possède une armure, un simple pantalon, un peu déchiré et une lame courbe à la taille. Il pose les objets en aciers au sol et hume l'air. Il paraît enthousiaste. Son torse nu lui à la faible lueur matinale pointant à l’horizon.

La solution est là, il n'y a plus à hésiter, ni à réfléchir. Plus d'incertitude, ou de besoins de peser le pour et le contre. Les deux colosses se fixent, le temps qui s'écoule est à peine palpable. L'un comme l'autre, ils le savent, ils vont avoir leur combat tant cherché. Cependant, avant toutes choses, des explications s'imposent. Pourquoi et comment en sont-ils arrivé là ? Quelle est la finalité de cette rencontre ? L'incertitude plane encore, l'affrontement est une chose qui se vit à chaque instant. Quand cela finirait-il ? Un dialogue, puis une lutte de force, voilà ce qui se prépare dans ce monde nappé de mystères et de sombres légendes...


*


L'air est pesant, le ciel est rouge. La terre est une plaine à perte de vue. Je regarde à droite et à gauche. Mes camarades, mes semblables êtres blancs décharnés et difformes avec une seule idée commune, devenir une grande et puissante armée. Nous respirons fort et observons le lointain. De la poussière se lève à l'horizon. Un cri retentit derrière nous. C'est notre reine, matriarche qui donne le signal. Allons-y rendons la fière et terrassons ces imprudents qui croient pouvoir traverser notre territoire sans problème. Nous nous élançons très rapidement comme une seule créature. Nos griffes heurtent le sol avec violence. Le vent nous pousse et le sang bout dans nos veines.

Nous sommes une horde inarrêtable. Déjà, les fracas se font entendre. Je vois des frères se cogner à des murs bleutés et étincelant comme de la glace. Certains d'entre nous sont envoyés au loin. C'est à peine si je perçois dans un premier temps les ennemis. Tout n'est que brouillard et bruits devants nous. Il y a des effusions de sang partout, mais il en faut plus pour stopper l'avancé de notre armée. Nous sommes nombreux, agiles et vifs. Nous ne connaissons plus la souffrance et nous avons oublié ce que c'est d'être vivant et libre. Nous sommes uniquement guidé par notre instinct de tout dévaster sur notre passage. Nous ne nous posons pas de questions sur la finalité et les fondés de notre course effrénée. Un ordre de notre mère suffit à nous donner envie de tuer et d’agrandir notre peuplade.


Pourtant, aujourd'hui, nous tombons contre un écueil. Un à uns, mes comparses touchent le sol et ne relèvent pas. Cependant, nous ne savons pas abandonner et nous continuons notre avancée frappant la nuée de lames et griffes en faces. Des membres volent, la vue se voile, un rugissement et un hurlement. Des projections vives et des nuages de couleurs se font percevoir. Un rocher m'atteint en plein ventre. Je suffoque. Que se passe-t-il ? Je ne sais pas contre qui je me bats. Autour de moi, tout n'est que cris et déchirures ensanglantées.

Un ami me tend la main pour m'aider. Je le regarde et la seconde d’après il est étendue, coupé en deux par un sabre. Le coupable, un humain, est vêtus de blanc, noir et rouge, il embroche un autre de mes collègues. Nous n'avons rien demandé, nous ne comprenons pas ce qui nous arrive. Un félin avec une lame courte se jette sur trois d'entre nous tous crocs dehors. Le ciel est encore plus rouge. Je n'entends plus rien, mes tympans sont vrillés. On me dit quelque chose, mais je n'y prête plus attention. Je suis perdu dans le brouhaha, la mort pèse sur mes frères et moi-même. Un colosse gris surgis avec une hache et immobilise des compatriotes. Tandis qu’un gars en armure fait jaillir une intense lumière et lamine tout sur son passage.

Nous sommes pris de court. Ils ne sont pas nombreux et pourtant, nous ne pouvons rien contre eux. C'est à peine si nous les éraflons. Je tourne la tête, hurle des mots inaudibles, brailles de tout mon courroux et saute. Le premier individu qui passe, je tente de le mordre et de le rallier à notre cause. Je souffre, tout semble perdu. Le sol est brûlant, des ombres s'emparent de moi. Pendant ce temps, des cristaux se forment et condamnent à jamais des camarades. La lumière nous aveugle, qui ai-je atteint ? En toute réponse, une griffe féline m’attrape et déjà je ne vois plus la terre. Le vent passe et souffle davantage. Les cris redoublent et les coups de lames et lacérations se font plus nombreux. Un corps sans tête gît devant moi et plus rien ne bouge. Je ne sens plus rien, suis-je à nouveau mort, et ce, pour de bons ?

Il fait froid, un dernier coup d’œil furtif m'indique que nous avons sensiblement perdu pour cette fois la partie. Certains reculent, d'autres fuient à tous jambes. Certains frappent la terre ensanglantée, d'autres se font décapiter. Des amis, des frères sont tombés au combat et nous ne pourrons les venger. Nous ne savons même pas pourquoi on nous en veut. La fin est là. Je ferme une dernière fois les yeux entend un ultime cri de douleur. Pourquoi nous battons nous ? Sommes-nous les mauvais de cette histoire ? Qui a décider de notre rôle à jouer ? Ai-je seulement mérité cela ? Qui étaient nos adversaires ? Tant de questions restent en suspens, tandis que je sombre dans l'oubli, le néant et le repos...

« Tous ces morts justes pour protéger une reine qui ne fait que vouloir étendre son territoire, son armée et ses pouvoirs. L'univers, est-il vraiment manichéen ? Des géants fantomatiques apparaissent dans la plaine. Ils se dressent tels des titans pour rendre leur justice… »


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Lame37 Loup gris parmi les hommes ; poète, écrivain en herbe et créateur de héros fictifs. Grand rêveur et Breton dans l'âme en recherche d'emploi et de compagnie. Loup Aventurier de la Magie Éternelle N'hésitez pas à jeter un coup d'œil à mes œuvres http://www.encre-nocturne.com/t1576p30-pages-jaunes-nocturniennes#56180

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