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Il découvre une mystérieuse épave de plus de 10 mètres sur une plage
- Par Croustille
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Jeff Vidler affirme que l'épave du navire repose toujours sur le rivage.
Photo : offerte par Jeff Vidler
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Le fragment de navire qui s’est échoué sur les rives du lac pourrait provenir d'une goélette du 19e siècle.
Un imposant fragment d'épave d'environ trois à quatre tonnes s'est échoué sur les rives du lac Érié, à Erieau, en Ontario.
[L’épave] mesure environ une dizaine de mètres de long et près de cinq mètres de large. Elle est déchirée et on peut voir de vieux clous en fer qui en ressortent, explique Jeff Vidler, qui habite Erieau.
C'est ce qui m'a fait penser qu'il s'agissait d'une partie d'une épave, précise-t-il, en entrevue à la radio de CBC.
Or, selon un expert, il s'agirait d'une goélette qui naviguait sur les Grands Lacs à la fin du 19e siècle.
Passionnant
Le village d'Erieau est situé sur la rive du lac Érié, dans la région de Chatham-Kent, en Ontario. Le Grand Lac est un véritable cimetière de navires : plus de 270 épaves y ont été répertoriées, et des milliers d'autres pourraient reposer dans ses profondeurs. Les habitants sont donc habitués à voir des débris s'échouer sur leurs rives.
Cependant, ce fragment géant a fait jaser les résidents. Après l'avoir examiné, M. Vidler a décidé d'alerter les experts.
J'ai contacté la province, la Garde côtière. J'ai aussi communiqué avec le Musée maritime des Grands Lacs [à Kingston, en Ontario], indique-t-il. J'ai également parlé à un spécialiste de l'Université du Michigan.
Daniel Rose, coordonnateur des collections et des programmes au Musée des Grands Lacs, a été surpris par les photos envoyées par M. Vidler.
Un morceau de navire de plus de 10 mètres qui s'échoue sur la rive, ça n'arrive pas comme ça, sans raison. Habituellement, cela suit un naufrage, explique-t-il.
Voir un morceau de cette taille est passionnant, car cela laisse imaginer ce qui pourrait encore se cacher sous les eaux.
Possiblement une goélette du 19e siècle
M. Rose affirme qu'il est extrêmement rare qu'un si grand morceau de bois s'échoue sur une rive en 2024.
Il y a environ 50 ans, il était plus courant de voir des morceaux d'épaves s'échouer sur les rives, car on était encore plus proche de l'époque de la voile, souligne-t-il.
Mais aujourd'hui, après 60 à 70 ans de navires en acier propulsés au charbon et au gaz, la découverte d'un fragment de navire en bois suggère qu'il était probablement enfoui sous l'eau, sous le limon ou d'autres sédiments.
M. Rose ne peut pas déterminer avec certitude à quel type de navire ce fragment appartenait. Selon lui, il pourrait s'agir d'une goélette, un navire principalement utilisé pour le transport de marchandises et de passagers ainsi que pour pêcher.
Tout d'abord, il y a la taille du navire, précise-t-il. À l'époque, il n'y avait pas beaucoup de bateaux de plaisance. Un navire de cette taille était probablement un cargo.
Il pourrait d’ailleurs s'agir d'une goélette, car ces navires appartenaient presque toujours des entreprises familiales, explique M. Rose.
Par mauvais temps, ces navires ne résistaient pas aussi bien aux conditions météorologiques que les plus gros navires d'aujourd'hui, ajoute-t-il.
M. Rose pense que le navire naviguait sur les Grands Lacs à la fin du 19e siècle, car les constructeurs de navires commençaient alors à privilégier les coques en acier, plus solides que le bois.
On assistait également au passage des voiliers aux navires à vapeur , précise-t-il. Avec une chaudière qui brûle du charbon, il était plus logique d'avoir un navire en acier plutôt qu'en bois, car si une braise s'échappait de la chaudière, votre navire [en bois] partait en flammes.
Radio-Canada
Windsor