Comment trouver son idée de roman ?
- Par Tchii-Marie
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Gardez l’esprit ouvert, observez le monde autour de vous. L’écrivain est un explorateur d’idées. Faire le point sur les livres lus, et savoir pourquoi vous les avez aimés. Vous pouvez vous inspirer des livres lus, films ou séries vus. Fouiller vos rêves, vos cauchemars, vos secrets. Vous avez sans doute plus d’imagination que vous le pensez. Il est possible de trouver des idées au travers du rêve lucide (relaxation et méditation).
Exercice 1 : Sur votre carnet, vous pouvez noter des éléments des histoires que vous aimez, vos souvenirs, vos rêves, vos peurs. Notez aussi les défis que vous voulez réaliser, les dangers que vous voulez relever. Notez les personnages que vous voulez rencontrer, les lieux que vous voulez voir, les faits divers dont vous pourrez vous inspirer.
Sources d'inspirations
¤ Les mythes
Les mythes contiennent des symboles et images puissantes pouvant servir dans de nombreuses intrigues, et idées. Ils donnent aussi une structure narrative pouvant aider à la conception d'une histoire.
¤ Les événements historiques
Ils donnent des nombreuses idées, des personnages existants, des décors, des ambiances, des détails pouvant servir à l'élaboration d'une histoire (vraie ou non). Les détails de l'Histoire sont au service de votre histoire. Vous pouvez aussi écrire une histoire en vous posant des questions du genre "et si..."
¤ Les documentaires
Les documentaires peuvent devenir sources d'idées nouvelles. Des informations, des détails au service de votre intrigue. Vous pouvez aussi écrire une histoire en vous posant des questions sur les documentaires.
¤ Les romans des autres
Il faut lire pour écrire. S'inspirer de romans, d'idées... ne vet pas dire plagier. Ils peuvent être d'excellents sources d'inspirations.
¤ Autres
Vivre de nouvelles expériences, discuter avec les autres, passer du temps avec les gens, observer le monde, écouter la musique, regarder des films, séries, lire des magazines, puiser dans l'art ...
¤ Pour vous
Pensez à vous joindre un groupe d'écriture, pratiquer l'écriture libre, mais aussi noter vos rêves, des faits-divers, des problèmes dans diverses catégories.
Que faut-il comme éléments pour une histoire ?
Que faut-il avoir comme éléments pour créer une histoire ?
- Le genre de roman. Vins-je raconter de la science-fiction, fantasy, policier, romantique, fantastique, drame, conte … ? Chaque genre a ses codes.
- Un héros/personnage principal : S’il n’a pas encore de noms ou d’apparences, il faut quand connaitre le type de personnage : un humain, un animal, un personnage imaginaire, un objet …
- Le monde dans lequel vit le héros : Le monde réel, un monde inventé. Ainsi que l’époque du roman : Moderne, Passé, Futur, Antique …
- Pensez aussi à l’objectif de votre personnage. Que doit-il accomplir, et aussi pourquoi avec un enjeu pour lui. L’objectif doit être simple à comprendre, mais difficile à réaliser. (Trouver le coupable dans un policier, sauver le monde dans un roman fantasy… )
- Et enfin une force antagoniste. Qui va s’opposer à votre héros. Ça peut-être une personne, un groupe, ou une force non-physique (météo, climat… )
Exercice 2 : Notez les cinq éléments indispensables dans son carnet pour construire son histoire. Il ne peut y avoir d’histoire palpitant, cohérente, s’il n’y a pas ses cinq éléments avant de commencer à rédiger.
Qu’est-ce qu’une bonne idée ?
Toutes les histoires ont déjà été racontées.
Cette phrase n’est pas là pour vous démoraliser, mais pour vous montrer que toutes les idées sont déjà écrites, donc chercher l’originalité est (pratiquement) impossible. Toutefois, cette phrase n’est pas complétée, il manque un complément.
Toutes les histoires ont déjà été racontées, mais pas par vous.
En effet, avec votre style, votre plume, vos sentiments, vos émotions, vos idées. Elle sera forcément différente.
L’idée parfaite est celle qui vous passionne, qui est simple à expliquer, complexe à réaliser pour le personnage, que vous pouvez écrire ou réaliser vous-même, et surtout que vous avez de la matière pour la développer.
« Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée : il y a votre idée, à la façon dont vous la raconter. »
Comment valider son idée ?
Valider une idée pour un roman passe par un tri à effectuer, et des questions à se poser afin de savoir si on a envie de passer du temps avec cette idée pour écrire une histoire. Ou avec ce personnage.
Première question à se poser donc, c’est : Est-ce qu’on a envie d’écrire cette histoire ? Est-ce que cette idée me plait ? Est-ce que je veux passer des mois autour de cette idée ?
Ensuite il faut savoir si cette idée a du potentiel ? Toutes les idées en ont, mais pas forcément entre les mains d’une même personne. C’est là, que si vous tenez vraiment à cette histoire, mais que vous n’arrivez pas à développer suffisamment d’idées pour l’exploiter, le brainstorming et le travail de groupe peut être efficace.
Parmi toutes les idées que vous avez pu trouver, il faudra faire un tri, un choix. Tout ne peux pas être raconter dans votre histoire. Mais elles peuvent servir dans d’autres romans, ou comme intrigue secondaire. Toutes vos notes ne sont pas perdues, alors garder bien votre carnet.
Comment améliorer et exploiter son idée ?
Les 8 techniques pour développer son idée.
Il existe différentes techniques pour améliorer son idée, afin de lui donner de l’originalité, de creuser le potentiel de son idée, d’avoir assez de matière première avant d’aller plus loin. Ajouter des éléments qui vont augmenter le potentiel de son histoire, avec des rebondissements, des interactions entres les personnages, et les émotions qu’on veut transmettre. Tout ce qui va permettre de compléter votre idée première, et de s’assurer de son exploitabilité (tenir sur la longueur), afin d’éviter de se retrouver en « panne » d’idée au bout de quelques pages.
La technique des hypothèses.
Il est possible de se poser des questions sur chaque élément, en se demandant « et si », et si mon personnage était un animal que se passerait-il ? Et si mon histoire se passe sur une autre planète ? De nouvelles idées peuvent émerger de ses nombreuses questions.
La technique des associations d’idées.
A l’aide de cartes-mentales, vous pouvez exploiter les associations d’idées. Vous placez votre idée au centre de la feuille, et développer des idées, sur « à quoi ça vous fait penser ».
Si par exemple votre groupe de héros doit traverser une forêt. A quoi vous fait penser la forêt : arbre (ils rencontrent un arbre sacré), champignons (ils peuvent manger des champignons qui les rendent malade, ou bien qui les fait halluciner), animaux (ils rencontrent des animaux, biches, sangliers, … ), créatures (dans le cadre d’une histoire fantasy ou fantastique, ils peuvent croiser des lutins, centaures, elfes… ), se perdre (ils peuvent perdre leur chemin et errer).
Et voilà comme une « simple » forêt peut se transformer en multitudes d’aventures par associations d’idées. Après si l’une d’elle vous plait, par exemple les champignons hallucinogènes, et bien on recommence. (Rêves, hallucinations, peurs, inquiétudes, drogue… ), et on peut encore développer des idées…
La technique des flocons. (Pyramidale)
Basé sur la méthode de flocon de neige. Il y a trois étapes dans cette méthode. La première, on résume son histoire en une phrase simple. (Sans trop d’information). Deuxième étape, on écrit un paragraphe pour développer sa première phrase. Troisième étape, on développe chaque phrase de son paragraphe en une page, à partir de là, on parle des personnages, des lieux, on développe son idée, et ainsi élabore le squelette de son roman.
La technique du brainstorming.
Il s’agit de faire une association d’idées, mais cette fois-ci en groupe avec d’autres personnes. Leur donner un mot, et il faut à leur tour, une liste de mots, émotions, idées qui leur passe par la tête. Et vous aurez d’autres idées à apporter à votre histoire.
La technique des codes et tropes.
Chaque genre littéraire obéit à des codes ou tropes. Il en existe plusieurs que vous devez connaître même si vous n’en avez pas toujours conscience. Dans la plupart des histoires, il y a toutefois, des éléments inhérents à l’histoire.
- Les interactions entre les personnages. Ils se croisent, s’aiment, se détestent, s’apprécient. Que ce soit dans le cadre d’un policier, de la fantasy… il n’y a pas d’histoires, s’il n’y a pas d’interactions entre les héros, les antagonistes, les personnages secondaires, les figurants.
- Le questionnement. Les personnages, en particulier les héros, se posent de nombreuses questions, il y a des remises en question, de la rétrospection, un retour aux sources possibles.
La technique du dessin.
Parfois on voit mieux les choses en image. Dessiné ses idées, et réfléchir autrement, permet de mettre des images sur ce qu’on pense. Cela permet d’aborder les choses sous un autre point de vue. Il n’est pas besoin d’être un grand artiste, parfois de dessiner une forêt avec des grandes tiges, et des bonhommes avec des ronds, donnent déjà des résultats.
Techniques des post-it.
Notez vos idées sur des post-it, collez-les sur votre mur, afin de les organiser. Des groupes d’idées commencent à se constituer.
Une Idée = Un post-it.
Vous pouvez utiliser des post-it de couleurs par groupe, ou bien des zones du mur. Vous pouvez établir des connections entre eux avec du fil, ou des numéros pour lier l’idée 1 à l’idée 5.
Techniques d’inspiration.
Si lorsque de la rédaction de votre roman, il vaut mieux éviter Netflix et cie. Mais dans le cadre de la recherche et récolte d’idées, il est possible de passer un peu de temps devant la télévision. Toutefois il faut que cela serve à votre histoire, à vous imprégner d’une atmosphère particulière. Donc cela peut-être à travers une série, un documentaire, un livre…
/!\ S’inspirer n’est pas plagier. Mais vous aurez quelques soucis si vous reprenez Poudlard dans votre roman. Toutefois crée l’école de magie X, dans un monde fantasy, où on apprend à parler avec des dragons, n’est pas plagier JK Rowling, c’est s’en inspirer, tout comme Eragon.
Vous pouvez utiliser plusieurs techniques dans un même roman, ou des techniques variées sur des romans différents …
N’oubliez pas aussi de garder toutes les idées que vous avez noté, même si elles vous paraissent « nulles », à un autre moment, elles vous sembleront plus intéressantes.
J’ai personnellement testé la méthode des cartes mentales, qui m’a permis de décoincer un moment / intrigue de mon roman. Celles des codes et des tropes du genre dans lequel, j’écris, qui m’a permis de construire des intrigues suivant le genre choisi. Et je participe aussi à la technique d’inspiration, afin d’avoir des idées de lieux, de personnages…
Exercice 3 : Prenez le temps de noter les idées qui passent dans votre esprit (carnet, post-it, carte-mental… selon la méthode de votre choix.). Puis prenez le temps de les classer et organiser en groupes, thèmes…
Comment organiser et canaliser ses idées ?
Alors rien ne vaut un carnet de note pour tout noter. Vous pouvez utiliser un petit bloc facile à transporter dans votre poche / sac, si vous trouvez le papier plus intéressant. Les applications bloc-notes dans les smartphones sont aussi intéressantes.
Alors, il y a deux « sortes » d’idées. Les premières sont là quand on recherche une idée de roman complet. Et puis les secondes qui vont être liés à ce dit-roman.
Par exemple, on écrit l’histoire d’une petite sirène qui navigue dans les océans, et d’un coup, nous vient l’idée d’un pigeon au milieu de la ville. Difficile de faire coïncider les deux. Donc lorsqu’on a sélectionné le thème d’un roman, il vaut mieux mettre de côté les idées parasites pour rester dans le cadre choisi au départ. Faire un choix, un tri dans ses idées. Cela ne veut pas dire que l’histoire du pigeon est mauvaise, mais qu’elle n’a pas sa place dans celle de la sirène.
Pour organiser ses idées, il faut laisser venir les idées en « vrac », les noter sur une feuille ou un carnet. Laisser les venir à vous, ne vous bridez pas. Le tri viendra en seconde étape. Notez donc tout ce qui se passe. Puis vint le classement des idées. Soit à l’informatique avec Obsidian ou d’autres logiciels dans le même genre. Ensuite, il faut classer ses idées en trois catégories : Personnages, Lieux, et Intrigues/Thèmes.
Vous pouvez « décorer » vos idées avec des images de lieux par exemple, ou les personnages. Vous pouvez aussi faire des dessins… Tout ce qui peut vous inspirer. Il est possible de créer un moodboard (aussi appelé planche de tendances, est un type de collage qui peut être composé d'images, de texte et d'objets selon le choix de son créateur.) Pour présenter un personnage en images plutôt qu’en mots.
Que faire en cas d’absence d’idées ?
Persévérer, persévérer et persévérer. Cherchez l’inspiration, et n’abandonner pas. Il faut regarder les choses sous un autre angle. Regardez autour de soi. N’attendez pas que l’inspiration vienne à vous, allez la chercher. Commencer à écrire, ce qui vous passe par la tête (anecdotes, débuts d’histoire, … )
Vous pouvez regarder les thèmes des défis, et des concours pour inspirer. De même qu’il existe des intrigues de libre de droits sur le net. (Prompts d’écriture). Vous pouvez aussi utiliser la technique des « et si… » sur n’importe quel sujet. Et si… il y avait eu … ou et si… il s’était passé cela…
Pour vous aider voici les 36 situations dramatiques liées à tous types de scénario :
Proposée par Georges Polti
Implorer : un personnage en péril implore qu’on le tire de l’embarras.
Sauver : un personnage se propose pour en sauver un ou plusieurs autres.
Venger un crime : un personnage venge le meurtre d’un autre personnage.
Venger un proche : une vengeance au sein d’une même famille.
Être traqué : un personnage doit s’enfuir pour sauver sa vie.
Détruire : un désastre survient, ou va survenir, à la suite des actions d’un personnage.
Posséder : un désir de possession (un bien, un être, etc.) contrevenu.
Se révolter : un personnage insoumis se révolte contre une autorité supérieure.
Être audacieux : un personnage tente d’obtenir l’inatteignable.
Ravir ou kidnapper : un personnage kidnappe un autre personnage contre sa volonté.
Résoudre une énigme : un personnage essaie de résoudre une énigme difficile.
Obtenir ou conquérir : un personnage principal essaie de s'emparer d'un bien précieux.
Haïr : un personnage voue une haine profonde à un autre personnage.
Rivaliser : un personnage veut atteindre la situation enviable d'un proche.
Adultère meurtrier : pour posséder son amante, un personnage tue son mari.
Folie : sous l’emprise de la folie, un personnage commet des crimes.
Imprudence fatale : un personnage commet une grave erreur.
Inceste : une relation impossible entre proches.
Tuer un des siens inconnus : un personnage tue un proche sans le savoir.
Se sacrifier à l'idéal : un personnage donne sa vie pour un idéal.
Se sacrifier aux proches : un personnage se sacrifie pour sauver un proche.
Tout sacrifier à la passion : une passion se révèle fatale.
Devoir sacrifier les siens : pour un idéal supérieur, un personnage sacrifie un être proche.
Rivaliser à armes inégales : un personnage décide d'affronter un autre plus fort que lui.
Adultère : un personnage trompe un autre personnage.
Crimes d'amour : un personnage amoureux s’égare et commet un crime.
Le déshonneur d'un être aimé : l’être aimé se livre à des activités répréhensibles.
Amours empêchées : un amour est entravé par la famille ou la société.
Aimer l’ennemi : un personnage en aime un autre même s'il est son ennemi.
L'ambition : un personnage est prêt à tout pour concrétiser son ambition.
Lutter contre Dieu : un personnage est prêt à affronter Dieu pour assouvir son ambition.
Jalousie : mépris et jalousie amènent un personnage à poser des actes regrettables.
Erreur judiciaire : un personnage est injustement accusé et condamné.
Remords : rongé par la culpabilité, un personnage a des remords.
Retrouvailles : après une longue absence, des personnages se retrouvent ou se reconnaissent.
L’épreuve du deuil : un personnage doit faire le deuil d’un personnage aimé.
Et les 20 types d’intrigues :
Proposée par Ronald B. Tobias
La Quête : Le personnage/ groupe est en quête, à la recherche d’un objet, ou d’une personne. Cette quête peut aussi être intérieure (spirituelle, psychologique... )
L’Aventure : Le personnage/groupe part à l’aventure. Le chemin est plus important que la destination. Il s’agit de devenir plus fort, de se dépasser, de vivre des émotions intenses.
La Poursuite : Le personnage/groupe poursuit quelqu’un par amour, par vengeance, pour un besoin de réponse…
Le Sauvetage : Le personnage/groupe doit sauver quelqu’un (kidnapping, fuite, fugue… )
L’Evasion : Le personnage/groupe doit s’enfuir de quelque part (capturé à tort le plus souvent).
La Vengeance : Le personnage/groupe cherche à se venger contre quelqu’un (ou un groupe). Elle doit sembler juste pour créer une meilleure empathie du personnage.
L’Enigme : Un mystère, un défi à résoudre pour le lecteur. (Trouvera-t-il la réponse avant le personnage ?)
La Rivalité : L’intrigue met l’accent sur la rivalité entre le protagoniste/antagoniste (en groupe ou solitaire). Elle peut concerner tous types d’enjeu : amoureux, sportif, professionnel, voire ludique…
L’Anti-héros : Le personnage ne semble pas être héroïque au premier abord, mais va réussir à remporter les défis avec courage et détermination.
La Tentation : Le personnage/groupe est tenté, désire quelque chose, mais il sait que cela ne devrait pas le tenter (question morale, éthique… ). Il s’agit donc d’une lutte interne du personnage, même s’il y a des motifs de tentation externes.
La Métamorphose : Le personnage/groupe doit apprendre à s’adapter à une nouvelle condition. Il doit changer, se métamorphose pour survivre.
La Transformation : Là, ce n’est pas le personnage/groupe qui doit changer, mais son environnement qui change, qui se transforme (social, professionnel, moral… )
Le Récit initiatique (maturation) :Le personnage/groupe apprend suite à des expériences marquantes (parfois douloureuses). Il doit apprendre de ses propres erreurs.
La Romance : Le personnage/groupe vit une histoire d’amour (elle peut se décliner en comédie ou en drame).
L’Amour interdit :Le personnage/groupe doit lutter contre des obstacles (internes ou externes) pour que cet amour puisse exister (ou non).
Le Sacrifice : Le personnage/groupe doit sacrifier quelque chose pour continuer d’avancer (cela peut même être sa propre vie).
La Découverte : Le personnage/groupe fait une découverte, son questionnement est : doit-il la partager ? la cacher ? la détruire ?
Le Dépassement de la ligne rouge : Le personnage/groupe fait un excès, qui peut lui semblait minime, mais aura des conséquences effroyables.
L’Ascension : Le personnage/groupe est une personne ordinaire avant d’atteindre des sommets. (Gloire, héros… )
La Descente aux enfers :Le personnage/groupe aura tout au début de l’histoire/intrigue, puis va perdre peu à peu ce qu’il a, à cause de ses démons internes.
Quelles sont les erreurs à ne pas faire ?
1ère erreur : Ne pas poser de bonnes fondations pour votre roman. Il y a cinq éléments à connaître, à élaborer pour avoir une vision bien précise de son roman.
La ligne de force (la logique interne de votre livre) Le genre (respecter les codes et les tropes) Le personnage principal (bien le choisir et le creuser. Vous devez le connaître). L’enjeu (ce qui arrive si le héros ne réussit pas, le message que vous voulez passer à votre lecteur) L’adversité (confrontation avec la force antagoniste, pourquoi ça va être intéressant. C’est l’adversité qu’on s’épanouie le plus).
2ème erreur : Ne pas exploiter tout le potentiel de son idée. C’est souvent le départ du syndrome de la page blanche. On couche les premières idées, mais sans une exploitation profonde de son idée, on se retrouve à court. Et le syndrome de la page blanche vient pointer le bout de son nez. Prendre le temps de bien tout exploiter avec toutes les techniques de développement de créativité. (Brainstorming, cartes mentales, et si… )
3ème erreur : Ne pas explorer toutes les possibilités sur la façon de raconter son histoire (les structures narratives, le « je » ou le « il », … ) Ne pas hésiter à tester des choses sur la façon d’écrire, de construire son récit, …
Comment construire le pitch de son roman ?
Qu’est-ce que le pitch : il s’agit d’une présentation de votre roman, qui explique de quoi votre histoire va parler. Il doit contenir les informations suivantes :
- Le contexte (le lieu et l’époque de votre roman)
- Le personnage principal
- La problématique (la lutte de votre personnage)
- L’objectif
- L’obstacle ou l’adversité (la force antagoniste)
Il existe une « phrase magique » pour construire son pitch de départ.
« Dans tel lieu, à la suite de tel incident déclencheur, tel personnage bat contre tels obstacles pour atteindre tel objectif ».
(Donnée par Samuel Delage)
Le pitch permet deux fonctions, la première c’est le cap que doit suivre l’auteur, il ne doit pas s’en éloigner, au risque de ne pas répondre à la promesse faite aux lecteurs. La seconde à présenter votre histoire aux éditeurs, à la vendre.
Le QQQOCP de votre roman.
Qu’est-ce que c’est ce charabia encore. C’est un sigle utilisé dans de nombreux domaines pour élaborer des projets.
Q : Qui ? Vos personnages
Q : Quand ? L’époque de votre roman, le cadre temporel.
Q : Quoi ? Les idées, les intrigues, les actions et scènes de votre roman.
O : Où ? Les lieux de votre histoire.
C : Comment ? Le plan et les chapitres.
P : Pourquoi ? Le but de l’action, de votre histoire, des personnages…
Ce sont les questions à se poser au début de votre roman, mais aussi à chaque chapitre, à chaque scène pour aller au cœur des choses.
Qu’est-ce que le paragraphe d’intention littéraire ?
Il s’agit d’un texte d’une dizaine de ligne, pour argumenter, faire vendre son histoire à un éditeur. (Quel est l’intérêt de votre histoire ?) Mais pas que… comme le pitch, il vous aidera à garder le cap, à avoir une vision, un objectif pour votre histoire. En effet ce dernier doit contenir : le contexte, les principaux rebondissements et le dénouement.


