Comment écrire une scène ? : Les scènes de dialogues
- Par Tchii-Marie
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Qu'est-ce qu'un dialogue ?
Le dialogue est un type d’écrit où les personnages parlent et pensent. C’est un « discours ». Un dialogue peut concerner plus de deux interlocuteurs. Il existe des trois styles de dialogue :
- Le discours direct (ou usuel) : Les paroles sont dites telles qu’elles ont été dites par les personnages. (Pour le personnage dans le cas d’un monologue).
- Le discours indirect (fondu dans le texte) : Les paroles sont rapportées dans des propositions subordonnées où le verbe est déclaratif ou interrogatif. Le dialogue se lit alors comme une description.
- Le discours intériorisé : Là, pas de dialogue en apparence ou seulement des bribes. Seulement entendues par le narrateur. Et comme assourdies. D’aucuns diront que cette catégorie rassemble les innombrables romans « sans dialogues ».
Le dialogue est une partie fondamentale d’un roman. Les romans sans dialogues sont rares, très rares. Il ne doit pas servir de décoration dans un récit, mais de servir l’intrigue ou les personnages.
A quoi sert un dialogue ?
Un dialogue sert à ralentir le rythme du roman, ou au contraire lui donner un peu de peps. Quand il apparait au milieu d’une scène d’action, les dialogues vont ralentir le rythme, alors qu’au milieu d’une description, ce va accélérer le rythme et de rendre l'histoire plus fluide.
Il apporte de l’épaisseur aux personnages dans sa façon de parler et des mots qu’ils utilisent. Le dialogue va aussi renforcer l’attachement aux personnages. Il sert aussi à apporter des informations importantes sans les noyer dans une longue description, mais attention à ne pas le transformer en scène d’exposition. Et cela va rendre la scène plus vivante, plus visuelle.
Un « bon » dialogue va permettre de relancer le récit, ou clôturer une scène ou un chapitre en créant une tension dramatique.
Comment écrire un dialogue ?
En premier lieu, il faut introduire le dialogue, en mettant par exemple les deux personnages en contact. Il faut donc prendre le temps d’installer le dialogue pour l’amener vers l’essentiel qui va servir l’intrigue. Il faut donc planter le décor avant de faire parler les personnages.
Les règles pour un « bon » dialogue.
- 1. Le dialogue doit avoir un intérêt pour l’intrigue, et ne pas simplement être là pour décorer. Sinon vous allez écrire un dialogue mou, creux et vide. Eviter de commencer les dialogues trop tôt (les bonjour, ça va… ne sont pas utiles ni nécessaire). Le dialogue est une « promesse » aux lecteurs qui va se passer quelque chose.
- 2. Le dialogue ne doit pas être artificiel. Il faut qu’il sonne naturel et dans la continuité de l’intrigue. Afin d’éviter l’invraisemblance et l’irréalisme.
- 3. Le dialogue doit correspondre à la personnalité et au caractère des personnages. Il faut donc un ton, un vocabulaire, une voix unique à chaque personnage. Sinon le risque est que les lecteurs confondent les personnages. Il existe des milliers de façon de parler (varier le ton, le champ lexical, le type de langage… )
- 4. Il faut alterner description et dialogue pour équilibrer le récit. Ce n’est pas facile, mais il faut que l’équilibre s’étendent sur l’ensemble du roman.
- 5. Il est possible d’alterner le style direct, le style indirect et le style indirect libre.
- 6. Varier les verbes de paroles, mais dit-il n’est pas non plus un ennemi. Attention toutefois à la surcharge de livres. Dans un dialogue à deux, quand on a identifié le premier qui parle, on sait qui lui répond.
- 7. Dans le dialogue, il vaut mieux montrer et faire vivre les émotions du personnage plutôt que de simplement le « dire ».
- 8. La ponctuation peut être utiliser pour accentuer la façon de parler des gens.
- 9. Il vaut mieux éviter de faire des dialogues trop longs. Cela rendra le dialogue plus vivant. Les personnages ne doivent pas parler beaucoup.
- 10. Il faut bien terminer le dialogue, vous pouvez « couper » le discours par un intervention d’un élément extérieur par exemple. Quand l’information capitale a été donné, il n’est pas nécessaire de continuer le dialogue.
- 11. Pensez à utiliser le langage non-verbal, dans la vraie vie, le langage non-verbal dévoile beaucoup des sentiments des interlocuteurs. Le dialogue en gagnera en épaisseur. Vous pouvez aussi utiliser le mouvement en faisant bouger les personnages pour rendre la scène de dialogue plus vivante.
- 12. Les erreurs à éviter : utiliser les prénoms à chaque phrase.
- 13. Concernant les guillemets, tirets, et autre typographies, un chapitre sera prévu dans la présentation de votre manuscrit.
L’utilisation des incises.
L’incise est une courte description pour préciser des actions ou des émotions des personnages au cours du dialogue.
(ex : - J’ai froid, dit-elle en ouvrant le placard pour prendre un manteau, c’est mieux, maintenant !)
Utilisez avec modération pour ne pas alourdir le texte et casser le rythme de votre roman. Cependant ces incises peuvent permettre de déposer des informations de manière subtiles pour faire grossir ces détails au cours du roman et travailler l’arrière-plan du dialogue.
Voici quelques questions à se poser avant le dialogue :
- Le dialogue permet-il d’illustrer ou de dévoiler la personnalité d’un personnage ?
- D’exprimer ou de dévoiler les émotions d’un protagoniste ?
- De délivrer des informations qui feront avancer le récit ?
- D’intriguer le lecteur ?
En conclusion, il vaut mieux écrire peu de dialogues, mais des dialogues intenses et denses en émotions, que d’en mettre trop pour éviter les descriptions (qui peuvent paraitre plus lourdes). En revanche, il peut être intéressant de jouer avec les non-dits, les sous-entendus.

