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Croiseur

  • Par RONNIN
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Article en cours de rédaction en étroite collaboration avec l'équipe du SHD (Service Historique de la Défense, de Rochefort), que je ne remercierais jamais assez pour sa prévenance, sa passion et son accueil !


Mis en chantier en octobre 1886 à Rochefort, œuvre de Mr Thibaudier (directeur des constructions navales de Rochefort), le croiseur de première classe Jean Bart premier bâtiment en acier, sans voilure et doté de tourelles barbettes.

Il est de la classe Alger dit croiseur protégé comme ses deux navires frère l'Alger et l’Isly.

Le croiseur protégé est un type de croiseur de la marine de la fin du XIXe siècle. Les parties vitales sont recouvertes d'un blindage en dos d'âne de 30 à 80 mm d'épaisseur et sa vitesse varie entre 16 à 18 nœuds en fonction de son poids de déplacement (entre 4000 à 8000 tonnes).

Il n'offre qu'une protection sur les organes vitaux du navire, essentiellement la salle des machines et les soutes à munitions. Il est considéré comme le précurseur du futur croiseur léger et croiseur lourd.

Très vite obsolète, le croiseur protégé est remplacé par le croiseur cuirassé, précurseur du croiseur de bataille (pré-Dreadnought puis Dreadnought).

Quelques détails techniques : longueur : 107,70 m, largeur : 15,28 m, tirant d'eau moyen : 5,71 m, déplacement total: 4102 tonnes, moteur à vapeur 2x 4000 chevaux (fonderie d'Indret), vitesse maximum : 19 nœuds (35 kilomètres heure).

Armement : 4 canons de 160 mm, 6 de 140 mm, 10 canons revolvers et 4 tubes lance-torpilles

Historique:

Si sa construction débute en 1886 il ne sera mis à l'eau que le 24/10/1889, il part à Toulon le 25.10.1891 où il poursuit ses tests pendant l'année 1892. 1893 il rejoint l'escadre de la Méditerranée, 1897 passe de croiseur de 1ère catégorie à croiseur de 2émé catégorie, de janvier 1898 à mars 1901 croise en Extrême-Orient, au mois de mai 1901 il est de retour en France à Lorient, ou il est désarmé, réarmé en 1907 il part pour Las Palmas aux Canaries. Le 11 février 1907 il s’échoue sur les côtes Sahariennes, à 80 milles nautiques, soit à moins de 150 kilomètres au nord du Banc d'Arguin (NDLR: décidément un lieu peu propice aux péripéties Rochefortaises, voir Méduse.), coque percée, le navire est envahi par les eaux jusqu’à la ligne de flottaison.
Le 27/02/1907, se tient un conseil d’enquête à bord, présidé par le Commandant de Vaisseau Vincent de La Gloire, l'épave est abandonnée officiellement, il sera rayé des listes le 13/04/1907


Images de la construction à Rochefort

Mise à l'eau le 24/10/1889

Vue de la Charente en 1889


Vue du Jean Bart à flot en 1890


25 janvier 1890


1er avril 1891


26 juin 1891


23 juillet 1891


Recadrage pour détails


23 juillet 1891 même jour entrée dans la forme Napoléon


3 octobre 1891, fin prêt pour le départ à Toulon 22 jours plus tard, peut être en rade de l'ile d'Aix


Plan divers du projet Jean Bart         (à venir)


Détails des machines à vapeurs des fonderies de D'Indret, extrait du dossier original de 1890 (SHD)

Dossier contenant tous les plans et installations des machines à vapeurs du Jean Bart


Cartes postales et anecdotes:

Carte postal envoyé de Carcassonne le 15 octobre 1903, d'un époux pour sa femme, non sans humour.



Crédits:

Source photographique "SHD" Service Historique de la Défense Rochefort, toutes les photos sauf mentions contraires proviennent de copies exécutées à partir de plaques de verres. Les nombreux documents plans, écrits, proviennent également du SHD

Service Historique de la Défense

Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre Française, de Colbert à nos jours, tome II, 1866 à 2006, par le Lieutenant de Vaisseau Jean-Michel Roche

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Carte postale provenant d'une vente EBAY


Posté dans Culture :: Construction navale

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